Résumé
Date :
13/09/26, 12:15
Atterrissage :
Shashica
Vol
★★☆☆☆
Type :
Vol Local
Voile :
Alpha 7 (Advance)
Durée :
26mn
Distance :
4.62km
Vent
Force :
Petite brise (12 à 19km)
Direction :
Ouest
Conditions :
Thermiques doux
Journal
Bon…
Nous ne sommes pas invincibles, et malheureusement, il faut parfois faire des erreurs pour se rappeler à l’ordre.
Quand je repense à mon erreur, je me dis que j’ai vraiment été bête. J’avais de bien meilleures solutions, mais je n’ai pas été suffisamment concentré et la panique a pris le dessus. J’y reviendrai.
Nous sommes remontés au décollage ! Nous sommes bien entendu très contents de notre premier vol et impatients de repartir. Nous nous préparons et partons en face-voile, sans aucun souci.
Je pars en dernier. Les copains, déjà un peu bas, arrivent tout de même à ne pas trop perdre d’altitude vers l’atterrissage, en mode soaring le long de la plage.
Quant à moi, je me retrouve un peu haut perché, avec un vario bien présent et régulier. C’est simple : ça monte partout ! Sans secousse, tout en douceur, même pas besoin d’enrouler.
À un moment, je vois tout de même pas mal de nuages qui approchent et je me dis : « Fini les conneries, on va poser. »
Je n’ai pas vraiment le choix : je fais les oreilles pour commencer ma descente. Arrivé à environ 200 mètres, je les relâche, parce qu’il faut quand même les tenir, ces oreilles !
Sauf que ça continue de monter…
Bon, rien de grave. Je reprends les oreilles pour poursuivre ma descente. Mais je me rends compte que j’ai un peu perdu de vue mon approche. Je reste malgré tout à une bonne hauteur, puis je relâche les oreilles.
Cette fois, ça descend. Et même plutôt bien.
Puis arrive le moment de mon approche. Je décide de couper au milieu du terrain… Pourquoi ? Bonne question.
Je me retrouve alors en bout de terrain, face à des arbres, des transats et des parasols. La panique prend le dessus. Je fais un virage beaucoup trop appuyé en direction du vent arrière, je dégrade énormément mon altitude et… je tape le sol.
Résultat : une épaule luxée — ce n’est pas la première fois pour celle-ci — et une cheville un peu amochée.
En soi, je n’ai rien eu de très grave et je devrais pouvoir revoler d’ici peu.
J'arrive déjà à bien marché et j'utilise mes deux bras sans soucis, juste ne pas trop forcé sur le côté luxé.
Mais tout de même, c’est une erreur grave, irréfléchie et surtout non préparée. Je n’ai pas pris le temps d’anticiper mon atterrissage. J’ai simplement réagi sur le moment.
Alors que tout bon pilote le sait : il faut anticiper au maximum son ou ses atterrissages.
Cette erreur m’aura servi de grande leçon pour la suite. Elle me rappelle qu’un beau vol ne doit jamais faire oublier l’essentiel : garder la tête froide et savoir préparer son retour au sol.
Un grand merci aux copains de m’avoir aidé au moment de mon « crash ».
Le vol, en lui-même, reste incroyablement beau et exceptionnel. Mais parfois, il faut simplement savoir quand remettre les pieds sur terre.